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La
Lettre Chemin de Vie
(Le symbolisme des lettres hébraïques)
Auteur : Annick de Souzenelle
Éditeur : Albin Michel
Seule une pleine reconnaissance
du caractère fondamentalement hébreu de la Bible pourra
la libérer du moralisme et de l'étroitesse d'esprit des
anciennes interprétations. Parmi les principes qui régissent
la langue hébraïque, la valeur symbolique attribuée
par la tradition juive aux lettres de l'alphabet hébreu est une
des clés essentielles pour une pénétration spirituelle
des Ecritures.
Chaque lettre possède sa propre énergie signifiante,
et sa présence dans un nom, dans un mot, |
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dans un texte sacré n'est jamais arbitraire.
Annick de Souzenelle a déjà publié chez Albin Michel
Le Symbolisme du corps humain, L'Egypte intérieure et La Parole
au cur du corps (avec Jean Mouttapa). Elle nous introduit ici dans
le monde fascinant des lettres hébraïques à la lumière
de son extraordinaire érudition et de sa foi chrétienne,
et nous fait découvrir dans la Bible et en nous-mêmes des
richesses que nous ne soupçonnions même pas. Sous son regard,
la lettre devient " chemin de vie ", voie de recherche fertile
pour l'évolution intérieure.
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Entretien
avec Annick de Souzenelle:
http://www.nouvellescles.com/dossier/Psycho/Noyau.htm
Rencontre
avec une femme remarquable: http://www.nouvellescles.com/Entretien/Souzenelle/Souzenelle2.htm
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Synyhèse du livre
extraite du site http://souzenelle.free.fr/
L'ouvrage que je
présente ici est l'aboutissement d'une méditation et d'une
expérience de vingt-cinq années.
Ce n'est pas une oeuvre d'érudition.
...
Pendant cinq années, j'ai bu aux deux mamelles - judaïsme
et christianisme - le lait de l'unique Tradition que je ressentais comme
ma mère, riche des deux pôles nourriciers qui se complètent,
se confirment et se vérifient ; ils ne sont que trop ignorés,
alors que leurs épousailles me semblent conditionner le devenir
de l'humanité.
Autour des années 1958-1960, mon mari et moi allions chaque dimanche
après-midi nous enfermer dans un café douteux du quartier
de la République, à Paris, pour contempler la pierre précieuse
d'Israël qu'Emmanuel Lévyne tirait amoureusement de ses enveloppes
conventionnelles.
...
L'évêque Jean de Saint-Denis, d'origine russe, partageait
avec Emmanuel Lévyne l'enracinement dans le génie d'une
même terre qui avait été celle d'exil depuis plusieurs
générations pour l'un, celle d'une souche plusieurs fois
centenaire pour l'autre. Ces deux hommes ne se connaissaient pas.
Lorsque nous arrivions aux cours de l'Institut Saint-Denys qui scandaient
le rythme de nos jours - comme ceux d'Emmanuel, celui de nos semaines
- nous nous regardions bouleversés de recevoir des lèvres
de notre maître la plénitude du message qu'Emmanuel Lévyne
venait à peine de saisir des profondeurs de la langue hébraïque.
Ou bien, l'évêque Jean nous apportait alors à brassée
embaumée la gerbe mûre d'un aspect de la révélation,
que le dimanche suivant nous retrouvions fraîchement éclose
du coeur hébreu !
La rencontre était exaltante !
...
Si, plus tard nous nous séparions d'Emmanuel Lévyne ...
... nous ne pouvons oublier les heures lumineuses que nous lui devons.
Par contre, notre chemin dans la tradition chrétienne orthodoxe
se poursuit, en même temps qu'il guide désormais ma recherche
inlassable de communication avec la lettre hébraïque.
En elle palpite la naissance d'une vie qui soudain s'élève
comme un ouragan dont la violence nous emporte. Le Verbe de Dieu est là
qui, par la folie de la Croix, nous conduit à l'expérience
tangible de la Résurrection.
S'il est une nourriture sacrée, après l'Eucharistie des
mystères chrétiens, c'est bien la manducation de l'alphabet
hébreu.
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