Certaines plantes renferment des principes actifs
bénéfiques dans le traitement des troubles passagers de l'humeur et
des dépressions légères par leur effet stimulant du système
nerveux.
1. Le Millepertuis (Hypericum perforatum L.) de la
famille des Hypéricacées
C'est une plante herbacée vivace, un peu
buissonnante, fréquente sur les bords des chemins d’Europe. Elle
s'est naturalisée en Amérique et en Afrique du Nord. Elle doit son
nom à ses feuilles ponctuées de petites taches huileuses donnant
l'impression de perforations. La plante contient une huile
essentielle dans laquelle on a trouvé des naphtodianthrones,
l'hypéricine donnant une coloration rouge, des flavonoïdes, des
triterpènes et des composés phénoliques. Traditionnellement utilisée
en usage externe pour ses propriétés anti-prurigineuses et
cicatrisantes sur les blessures et brûlures, et en usage interne
comme antidépresseur et antispasmodique. Les effets antidépresseurs
ont été démontrés ainsi que les propriétés antiinflammatoires,
spasmolytiques, bactéricides et antivirales. Une infusion des
sommités fleuries est prise par voie orale ou en application locale.
La plante est photosensibilisante.
B.
Les plantes utilisées pour les troubles mineurs du sommeil et les
plantes sédatives
On regroupe dans une même catégorie, d’une part les
plantes qui ont une activité sédative générale c’est-à-dire qu’elles
tendent à s’opposer à la nervosité et à réduire l’activité des
individus et, d’autre part, celles qui induisent le sommeil ou
facilitent l’endormissement. Certaines de ces plantes sédatives
favorisant l’endormissement possèdent aussi des propriétés
anxiolytiques c'est-à-dire qu’elles luttent contre l’anxiété,
qu’elle soit diurne ou nocturne.
2. L’aubépine (Crataegus monogyna Jacq. et Crataegus
laevigata (Poiret) D.C.) de la famille des Rosacées
C’est un
arbuste épineux, très répandu en Europe et en Asie Occidentale dont
les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans le
traitement des états nerveux et les troubles mineurs du sommeil
ainsi que dans l’éréthisme cardiaque. Les sommités fleuries
renferment des flavonoïdes, des proanthocyanidols et des amines
comme la phénéthylamine. Les propriétés sédatives ont été démontrées
ainsi que les effets antiarythmiques, hypotenseurs et dilatateurs
des artères coronaires. La plante peut être utilisée en
infusion.
3. L’aspérule odorante (Galium odoratum L.) de la
famille des Rubiacées
C’est une petite plante herbacée, habituée
des sous-bois de nos forêts européennes. Elle est traditionnellement
indiquée comme sédative, pour faciliter l’endormissement et dans le
traitement des troubles digestifs. Ses propriétés antispasmodiques
ont été démontrées. Elle renferme une coumarine ainsi qu’un
glucoside iridoïde ; les parties aériennes sont prises en infusion.
4. La ballote noire ou marrube fétide (Ballota nigra
L.) de la famille des Lamiacées
C’est une plante herbacée
rudérale et traditionnellement indiquée dans la nervosité et les
troubles du sommeil ainsi que dans le traitement de la toux. Des
effets sédatifs et antitussifs ont été mises en évidence. Les
sommités fleuries renfermant des lactones diterpéniques, dérivées de
la marrubiine, sont préconisées en infusion.
5. Le pavot de Californie (Eschscholzia californica
Cham.) de la famille des Papavéracées
Cette petite plante
herbacée est originaire, comme son nom l’indique, de Californie. La
plante est traditionnellement indiquée dans l’anxiété, la nervosité
et les troubles du sommeil. Ces propriétés ont été largement
démontrées dans notre laboratoire, la plante possédant en plus des
effets anti-douleurs. Ses parties aériennes renferment des
alcaloïdes ainsi que des phytostérols et des caroténoïdes. Elle peut
être utilisée en infusion.
6. La mélisse (Melissa officinalis L.) de la famille
des Lamiacées
Originaire du bassin méditerranéen, la mélisse est
traditionnellement utilisée contre les troubles nerveux et les
troubles digestifs. Des travaux réalisés dans notre laboratoire ont
démontré ses effets sédatifs et inducteurs du sommeil. Ses
propriétés antispasmodiques, analgésiques et antivirales ont aussi
été mises en évidence. Ce sont les feuilles qui sont utilisées,
elles renferment des acides triterpéniques, des flavonoïdes, des
acides phénols ainsi qu’une huile essentielle. Les feuilles sont
employées en infusion ou en friction.
7. Le houblon (Humulus lupulus L.) de la famille des
Cannabinacées
C’est une plante grimpante probablement originaire
d’Asie, actuellement très répandue sur tous les continents. Elles
est traditionnellement indiquée dans les troubles du sommeil mais
aussi comme stimulant de l’appétit. Ce sont les fleurs elles-mêmes,
appelées les cônes, qui sont utilisées. Les propriétés sédatives et
inductrices du sommeil ont été démontrées ainsi que des effets
antibactériens et antifongiques. De plus elles possèdent des
propriétés hormonales. La plante peut être infusée, mais il faut
éviter un usage excessif de cette espèce.
8. La lavande vraie (Lavandula angustifolia Mill.)
de la famille des Lamiacées
C’est un sous-arbrisseau
caractéristique aux fleurs violettes et parfumées, spontané dans le
bassin méditerranéen. Les fleurs sont traditionellement utilisées en
usage interne contre les troubles mineurs du sommeil et en usage
externe dans le traitement des petites plaies, érythèmes ou
brûlures, du nez bouché et des maux de gorge. Les fleurs renferment
une huile essentielle. Des propriétés sédatives ont été mises en
évidence ainsi que des effets antiseptiques et cicatrisants. La
plante est utilisée sous forme d’infusion.
9. La valériane (Valeriana officinalis L.) de la
famille des Valérianacées
C’est une grande herbe vivace,
spontanée dans toute l’Europe. Les racines et les rhizomes séchés
constituent la matière première, caractérisée par une odeur forte et
désagréable. La valériane est traditionnellement utilisée contre les
troubles mineurs du sommeil et comme sédative. Des acides
terpéniques, des iridoïdes et une huile essentielle ont été
identifiés et représentent les principes actifs de la plante. Les
effets sédatifs potentialisateurs du sommeil, antispasmodiques et
analgésiques mineurs ont été mis en évidence chez l’animal. La
plante est utilisée en infusion ou macération.
10. Le tilleul (Tilla cordata Mill.) de la famille
des Tiliacées
C’est un arbre imposant d’Europe et d’Asie Mineure
dont les inflorescences avec leurs bractées et l’aubier sont
utilisés de manière traditionnelle. Les inflorescences sont
indiquées pour les troubles mineurs du sommeil et comme sédatif,
l’aubier est recommandé comme dépuratif, stimulant les fonctions
digestives et rénales. Les effets sédatifs des inflorescences ont
été très récemment démontrés et les effets antispasmodiques et
régulateurs de la sécrétion biliaire ont aussi été mis en évidence.
Les inflorescences sont prises en infusion et l’aubier sous forme de
décoction.
C.
Les plantes diurétiques
Ce sont des plantes qui étaient traditionnellement
utilisées comme dépuratives. Elles stimulent la fonction rénale et
induisent une augmentation des urines. Généralement, les plantes
diurétiques sont aussi actives sur le foie, induisant également une
augmentation de la sécrétion biliaire. Les plantes diurétiques sont
indiquées pour éliminer la rétention d’eau notamment dans le cas
d’oedème.
11. L’aunée (Inula helenium L.) de la famille des
Astéracées
Plante originaire d’Asie, elle s’est répandue dans
toutes les régions tempérées du monde. Elle est traditionnellement
utilisée pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et
digestives et indiquée aussi comme antitussif. Ce sont les racines
qui renferment des lactones sesquiterpéniques, responsables des
propriétés diurétiques et antifongiques, de l’inuline et une huile
essentielle. Des propriétés antivirales et anthelminthiques ont
aussi été démontrées. Des racines sèches seront prises en décoction
ou en macération.
12. La callune (Calluna vulgaris L.) de la famille
des Ericacées
Cette bruyère, connue dans toute l’Europe est
habituée des sols siliceux. Elle est traditionnellement utilisée
comme diurétique et antidiarrhéïque. Les sommités fleuries
renferment de l’arbutoside, un hétéroside diphénolique qui possède
des propriétés antiseptiques urinaires et diurétiques. Les sommités
fleuries sont prises en décoction.
13. La bruyère cendrée (Erica cinerea L.) de la
famille des Ericacées
C’est une plante très commune, en France,
habituée à des terrains acides et siliceux. Elle est
traditionnellement utilisée comme diurétique et dans les traitements
des infections urinaires. Ce sont les sommités fleuries qui sont
utilisées. Elle renferme de l’arbutoside, un hétéroside diphénolique
qui possède des propriétés antibactériennes lorsqu’il se transforme
dans le rein en hydroquinone. Cette plante peut être prise en
infusion.
14. Le fenouil doux (Foeniculum vulgare Mill. ssp
vulgare) de la famille des Apiacées
Originaire du bassin
méditerranéen elle est actuellement très répandue du Moyen Orient à
l’Amérique. Les racines sont traditionnellement utilisées pour
faciliter les fonctions d’élimination rénale et digestive alors que
les fruits et les graines sont indiqués dans les troubles digestifs.
Les extraits hydro-alcooliques de racines ont des propriétés
diurétiques démontrées dans notre laboratoire. Les fruits possèdent
des effets analgésiques, antipyrétiques et cholérétiques. Les fruits
renferment une huile essentielle riche en anéthol. Les racines
peuvent être prises en macération et les graines en
infusion.
15. Le genévrier (Juniperus communis L.) de la
famille des Cupressacées
Arbrisseau très commun en Europe dont
les baies, appelées baies de genièvre, sont tradionnellement
utilisées comme diurétique, désinfectant urinaire et stimulant de
l’appétit. Les baies renferment une huile essentielle responsable de
l’effet diurétique et un principe amer, la junipérine, stimulant de
l’appétit. Cette plante peut être prise en infusion.
16. La piloselle (Hieracium pilosella L.) de la
famille des Astéracées
C’est une petite plante herbacée très
répandue dans les régions tempérées. Elle est traditionnellement
indiquée comme stimulant des fonctions rénales et digestives. Les
feuilles renferment de l’ombelliférone, un hétéroside coumarinique
aux propriétés antibiotiques, des flavonoïdes et des acides phénols.
Les propriétés diurétiques des extraits hydroalcooliques ont été
démontrées dans notre laboratoire, d’autres équipes ont mis en
évidence des effets antiseptiques urinaires. La plante entière est
utilisée en infusion.
17. Le solidage verge d’or (Solidago virga aurea L.)
de la famille des Astéracées
C’est une plante très répandue dans
les régions tempérées, traditionnellement utilisée comme diurétique
mais aussi comme sédatif, analgésique et antiinflammatoire. Des
effets diurétiques ont été démontrés ainsi que des effets
analgésiques, hypotenseurs, antiinflammatoires et antifongiques. Les
sommités fleuries renferment une huile essentielle, des tanins, des
flavonoïdes, des acides phénols et de la coumarine. La plante est
prise en infusion.
18. Le sureau noir (Sambucus nigra L.) de la famille
des Caprifoliacées
Le sureau noir est un arbuste originaire
d’Europe, très répandu dans les régions tempérées. Les fleurs, les
fruits et l’écorce sont traditionnellement utilisés comme stimulant
des fonctions d’élimination rénale et digestive mais aussi comme
sudorifique. Les fleurs et l’écorce sont riches en acides phénols,
flavonoïdes et potassium et renferment aussi une huile essentielle.
Les propriétés diurétiques ont été démontrées dans notre
laboratoire. La plante peut être prise en infusion de fleurs ou en
décoction d’écorce.
19. La busserole ou raisin d’ours (Arctostaphylos
uva-ursi L. Spreng.) de la famille des Ericacées
Petit arbuste
que l’on rencontre dans les zones montagneuses de l’hémisphère nord
dont les feuilles sont médicinales. Elles renferment des hétérosides
phénoliques dont l’arbutoside est le principe actif à propriété
antiseptique urinaire. La busserole est utilisée comme stimulant des
fonctions rénales et désinfectant urinaire. Les propriétés
diurétiques ont été mises en évidence dans notre laboratoire et les
propriétés antiseptiques urinaires démontrées par d’autres équipes.
Les feuilles sont prises en infusion. La plante est actuellement
menacée de disparition en Europe en raison d’une récolte excessive.
20. Le pissenlit (Taraxacum dens leonis Desf. L.) de
la famille des Asteracées
C’est une petite plante très commune
dans toutes les régions tempérées du monde dont les racines sont
traditionnellement utilisées comme dépuratifs, cholagogues et
cholérétiques mais aussi pour ses effets diurétiques. Les racines
s’emploient en décoction et les feuilles en infusion.
D.
Les plantes utilisées dans les affections pulmonaires bénignes
Dans les affections pulmonaires bénignes, les
plantes médicinales trouvent leur utilité en de nombreuses
indications. Certaines d’entre elles ont des propriétés antitussives
et sont indiquées dans les toux sèches. D’autres plantes vont
présenter des effets expectorants facilitant la fluidité du mucus et
l’expectoration des glaires. Elles sont indiquées dans les toux
grasses ou productives. D’autres plantes enfin ont des propriétés
antiseptiques pulmonaires car l’huile essentielle qu’elles
renferment s’élimine par les poumons et induit un effet
antibactérien.
21. Le bouillon blanc (Verbascum thapsus L.) de la
famille des Scrofulariacées
Cette plante herbacée présente une
inflorescence en épis de un à deux mètres de haut avec de belles
fleurs jaunes, très commune dans toute l’Europe. Elle est
traditionnellement utilisée comme antitussive, antispasmodique,
antiallergique et dans les affections buccales. Les fleurs
renferment des acides phénols, des saponosides, des iridoïdes et des
mucilages. Ces derniers possèdent des propriétés adoucissantes et
émollientes alors que les iridoïdes et les acides phénols ont des
effets antiinflammatoires. Une infusion de fleurs peut être prise
par voie orale ou en application locale contre les démangeaisons ou
en gargarisme pour soulager les maux de gorge.
22. La guimauve (Althaea officinalis L.) de la
famille des Malvacées
Cette plante spontanée en Europe est
actuellement largement répandue sur les 5 continents. Les feuilles,
les fleurs et les racines sont traditionnellement utilisées dans les
affections bronchiques mais aussi dans les affections spasmodiques.
En usage externe on l’utilise comme adoucissant, antiallergique et
dans le traitement des maux de gorge ou de l’enrouement. La plante
renferme des mucilages, des flavonoïdes, des pectines et des acides
phénols. Le mucilage induit des effets antitussifs et émollients.
Une action antiinflammatoire a aussi été démontrée. Les parties
aériennes sont prises en infusion et les racines mises à macérer.
23. Le lierre terrestre (Glechoma hederacea L.) de
la famille des Lamiacées
C’est une petite plante rampante des
plaines européennes. Les parties aériennes sont traditionnellement
utilisées dans les affections bronchiques et les toux bénignes. La
plante renferme une huile essentielle, des flavonoïdes et des
sesquiterpènes. Les effets expectorants ont été démontrés. Elle est
prescrite sous forme d’infusion.
24. La mauve (Malva sylvestris L.) de la famille des
Malvacées
C’est une plante herbacée, aux fleurs couleur
rose-violacée, commune dans tout le bassin méditerranéen. Celles-ci
sont traditionnellement utilisées pour la toux et comme émollient.
Elle est antiallergique, antispasmodique et, en usage externe, on la
recommande comme adoucissant dans les affections oculaires, les
dermatoses et contre les maux de gorge.
25. Le pied de chat (Antennaria dioica Gaertn.) de
la famille des Astéracées
C’est une plante herbacée des régions
tempérées dont les capitules femelles colorés de rose sont
traditionnellement utilisés contre les toux bénignes et dans les
affections buccales. Les capitules femelles renferment des mucilages
et des flavonoïdes. Seuls des effets immunostimulants ont été mis en
évidence. La plante est prise en infusion par voie orale et en usage
externe sous forme de gargarisme ou de bain de bouche.
26. Le serpolet (Thymus serpyllum L.) de la famille
des Lamiacées
C’est un sous-arbrisseau, très commun en Europe,
dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans
les affections pulmonaires et en particulier contre la toux mais
aussi contre les affections digestives. En usage externe, on
l’utilise en gargarisme contre les maux de gorge. Le serpolet
renferme une huile essentielle riche en thymol, en carvacrol et en
cynéol et renferme des acides phénols. Des propriétés
antibactériennes, antifongiques, antispasmodiques et expectorantes
de l’huile essentielle ont été démontrées. La plante est prise en
infusion par voie orale ou en application locale dans les affections
de la peau ou dans les maux de gorge.
27. Le thym (Thymus vulgaris L.) de la famille des
Lamiacées
Plante vivace, bien connue de tout le bassin
méditerranéen, ses feuilles et les sommités fleuries sont
traditionnellement utilisées contre la toux, les problèmes
digestifs, et les maux de gorge. Les parties aériennes renferment
une huile essentielle (thymol, carvacrol ou géraniol) aux propriétés
antibactériennes et des acides phénols aux propriétés
antispasmodiques. Les parties aériennes sont prises en infusion par
voie orale ou en macération et en gargarisme pour des traitements
locaux
28. La violette (Viola odorata L.) de la famille des
Violacées
Cette petite plante bien connue des forêts de
l’hémisphère nord est traditionnellement utilisée pour ses effets
antitussifs et comme adoucissant en usage externe. Les fleurs
renferment une huile essentielle, du salicylate de méthyle et des
mucilages. Les propriétés antitussives et expectorantes sont liées à
la présence de mucilages. La plante présente de plus des activités
antifongiques. On l’utilise sous forme d’infusion prise par voie
orale ou en application locale.
29. L’hysope (Hyssopus officinalis L.) de la famille
des Lamiacées
Cette plante vivace est originaire du bassin
méditerranéen et de l’Asie Mineure. Les sommités fleuries et les
feuilles sont traditionnellement préconisées dans les affections
bronchiques bénignes et du rhume en traitement local. La plante
renferme de l’acide rosmarinique, une huile essentielle et de la
marrubiine. L’huile essentielle a des propriétés antiseptiques et
les mucilages ont des effets expectorants et fluidifiants. Cette
plante est utilisée sous forme d’infusion.
30. La marjolaine vraie (Origanum majorana L.) de la
famille des Lamiacées
C’est un sous-arbrisseau originaire
d’Orient. Les sommités fleuries et les feuilles sont
traditionnellement utilisées contre la toux, dans les affections
bronchiques bénignes et digestives. En usage externe, on l’utilise
dans le traitement du rhume et des irritations de la gorge. La
plante renferme une huile essentielle, des acides phénols, des
flavonoïdes et de l’arbutoside. Les propriétés antispasmodiques,
antibactériennes et antivirales ont été démontrées. La plante est
prise sous forme d’infusion par voie orale ou en usage externe en
gargarisme ou en instillation nasale.
31. Le coquelicot (Papaver rhoeas L.) de la famille
des Papavéracées
Petite plante annuelle cosmopolite dont les
pétales sont tradionnellement utilisés contre la toux et les
troubles de l’éréthisme cardiaque, elle renferme des alcaloïdes
isoquinoléiques. Les pétales sont pris sous forme
d’infusion.
32. Le marrube blanc (Marrubium vulgare L.) de la
famille des Lamiacées
C’est une plante vivace herbacée dont les
feuilles et les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées
contre la toux et dans les affections bronchiques bénignes. La
plante renferme une huile essentielle, des diterpènes comme la
marrubiine et des flavonoïdes. La plante est prise sous forme
d’infusion
E. Plantes stimulantes et
apéritives
Certaines parties de plantes sont riches en vitamine
C et sont considérées comme stimulantes. D'autres espèces renferment
des principes amers qui stimulent l'appétit et favorisent par
conséquent la prise de poids.
33. L’églantier (Rosa canina L.) de la famille des
Rosacées
Ce petit arbuste répandu en Europe, en Afrique du Nord
et au Moyen Orient possède des baies appelées cynorrhodons
traditionnellement utilisées comme stimulant ou pour faciliter la
prise de poids. Les cynorrhodons renferment de la vitamine C, des
caroténoïdes, des sucres et des acides de fruits. Les propriétés
stimulantes sont liées à la présence de la vitamine C. La plante
peut être prise sous forme d’infusion ou de macération
34. Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.) de la
famille des Fabacées
C’est une plante herbacée originaire du
Proche Orient aujourd’hui largement cultivée. Les graines sont
traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit et pour la
prise de poids. Les graines renferment des protides, des glucides,
des lécithines, des stéroïdes et des lipides. Les graines ont
incontestablement des propriétés nutritives importantes et des
effets hypocholestérolémiants. La plante est utilisée telle quelle
ou en décoction.
35. La gentiane jaune (Gentiana lutea L.) de la
famille des Gentianacées
La gentiane jaune est une plante
herbacée vivace commune des montagnes de l’Europe et dont les
racines âgées sont traditionnellement utilisées pour stimuler
l’appétit car elle renferme des sécoiridoïdes comme le
gentiopicroside, ainsi que des acides phénols et des phytostérols ;
les propriétés orexigènes ou stimulantes de l’appétit sont dues aux
principes amers des sécoiridoïdes. De plus des effets
antiinflammatoires et cicatrisants ont été mis en évidence. La
plante peut être prise en décoction.
F. Les plantes à propriétés antimigraineuses
36. La grande camomille (Tanacetum parthenium L.
Schulz-Bip.) de la famille des Astéracées
C'est une plante
herbacée vivace originaire du Moyen Orient, traditionnellement
utilisée contre les crises de migraine et pour soulager les règles
douloureuses. Elle renferme des lactones sesquiterpéniques comme le
parthénolide et une huile essentielle riche en camphre. Les effets
préventifs de la crise migraineuse ont été mis en évidence. La
plante entière séchée peut être utlisée en infusion. Les traitements
chroniques sont à éviter.
G. Les plantes hépatotropes
Ces plantes possèdent un effet au niveau hépatique
c'est-à-dire au niveau du foie. Elles peuvent avoir une fonction
stimulante sur les cellules du foie, les hépatocytes, en induisant
une augmentation de la bile, c’est l’effet cholérétique. Elles
peuvent avoir aussi une action cholagogue en vidant la vésicule
biliaire de la bile qu’elle renferme. D’autres espèces auront des
propriétés hépatoprotectrices en protégeant le foie lors
d’agressions, notamment dans le cas d’hépatites.
37. La sariette des montagnes (Satureia montana L.)
de la famille des Lamiacées
C’est un sous-arbrisseau des régions
calcaires du pourtour méditerranéen dont les feuilles et les
sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans les
troubles digestifs mais aussi en usage externe comme désinfectant
dans les affections buccales et le rhume. La plante renferme une
huile essentielle riche en thymol et en carvacrol. Les propriétés
antiseptiques et antifongiques de l’huile essentielle ont été
démontrées. La plante s’utilise en infusion.
38. Le radis noir (Raphanus sativus L.) de la
famille des Brassicacées
Le radis noir est une plante herbacée
dotée d’une racine volumineuse traditionnellement utilisée pour
stimuler les fonctions hépatiques et traiter les affections
bronchiques bénignes. En usage externe, il est réputé adoucissant et
cicatrisant. La racine renferme des dérivés soufrés, les
glucosinolates responsables de l’odeur et de la saveur. Des travaux
expérimentaux ont démontré les effets cholagogues et cholérétiques
ainsi que des effets diurétiques. La racine est consommée sous forme
de jus ou de sirop.
39. Le fumeterre (Fumaria officinalis L.) de la
famille des Fumariacées
C’est une petite plante herbacée annuelle
commune dans toutes les régions tempérées du monde. Les parties
aériennes fleuries sont traditionnellement utilisées comme stimulant
des fonctions rénales et digestives et sont aussi indiquées pour
favoriser la fonction biliaire. La plante renferme des alcaloïdes et
en particulier de la protopine, des flavonoïdes, des tanins et des
acides alcools. Des propriétés régulatrices sur le flux biliaire et
l’évacuation de la bile ont été démontrées. La plante s’utilise en
infusion ou en décoction.
40. L’artichaut (Cynara scolymus L.) de la famille
des Astéracées
C’est une plante vivace dont le capitule floral
est comestible ainsi que la base des bractées entourant la fleur
violette. Les feuilles sont médicinales et traditionnellement
utilisées pour faciliter les fonctions d’excrétions rénales et
digestives. Elles renferment des acides phénols, des acides-alcool,
des lactones sesquiterpéniques et des flavonoïdes. Les propriétés
cholérétiques, hépatoprotectrices, diurétiques et
hypocholestérolémiantes ont été démontrées. La plante peut être
prise en infusion ou en décoction.
41. Le romarin (Rosmarinus officinalis L.) de la
famille des Lamiacées
C’est une plante très répandue dans tout
le bassin méditerranéen formant des arbrisseaux ornementés au
printemps de fleurs bleues. Le romarin est traditionnellement
utilisé pour stimuler les fonctions rénales et hépatiques mais aussi
comme anti-asthénique. En usage local, il est utilisé dans les
rhumatismes, en hygiène buccale contre les maux de gorge et dans le
traitement symptômatique du rhume. Le romarin contient des acides
phénols comme l’acide rosmarinique, des flavonoïdes, des lactones
diterpéniques et une huile essentielle renfermant de l’alphapinène,
du camphre et du bornéol. Les propriétés cholérétiques, diurétiques
et hépatoprotectrices vis à vis d’une hépatite ont été démontrées
dans notre laboratoire. Nous avons aussi mis en évidence des
activités antiinflammatoires et antiradicalaires. L’huile
essentielle est antispasmodique et antibactérienne. Ce sont les
jeunes pousses ou les sommités fleuries et les feuilles qui sont
utilisées en infusion ou en décoction, en usage interne ou en usage
externe.
42. L’eupatoire (Eupatorium cannabinum L.) de la
famille des Astéracées
Cette plante herbacée est caractéristique
des milieux humides d’Europe. Cette plante renferme des lactones
sesquiterpéniques, des alcaloïdes pyrrolidiniques. Elle est
traditonnellemnt utilisée dans les affections hépatiques et comme
diurétique. Les propriétés cholérétiques et hépatoprotectrices ont
été démontrées dans notre laboratoire. Les effets cytotoxiques des
lactones ont aussi été mises en évidence.
43. Le chardon marie (Silybum marianum Gaertn.) de
la famille des Astéracées
C’est une plante commune du bassin
méditerranéen qui est traditionnellement indiquée dans les
affections du foie comme les hépatites et dans les troubles
digestifs. Les graines renferment des principes actifs qui ont été
identifiés, ce sont des flavonolignanes appelés silymarines,
responsables des propriétés hépatoprotectrices. Les graines peuvent
être utilisées en décoction.
H. Les plantes à propriétés
hormonales
Certaines espèces sont utiles pour soulager les
règles douloureuses.
44. La sauge officinale (Salvia officinalis L.) de
la famille des Lamiacées
Sous-arbrisseau caractéristique des
régions méditerranéennes dont les feuilles sont traditionnellement
utilisées en usage interne dans les affections digestives et en
usage externe pour l’hygiène buccale : les aphtes, les gingivites et
les affections de la gorge. La plante renferme des flavonoïdes, des
diterpènes, des triterpènes, des acides phénols et une huile
essentielle. Les propriétés spasmolytiques ont été démontrées ainsi
que des effets antioxydants. La sauge possède aussi des propriétés
oestrogéniques. Elle peut être prise sous forme
d’infusion.
45. L’armoise commune (Artemisia vulgaris L.) de la
famille des Asteracées
C’est une plante herbacée commune en
Europe, en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Les feuilles sont
traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit et contre
les règles douloureuses. Les feuilles renferment une huile
essentielle. La plante peut être prise sous forme
d’infusion.
46. L’absinthe (Artemisia absinthium L.) de la
famille des Astéracées
C’est une plante herbacée commune des
zones tempérées d ’Europe dont les feuilles et les sommités fleuries
sont traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit et
dans les règles douloureuses. La plante renferme une huile
essentielle, des flavonoïdes et des lactones sesquiterpéniques. Les
propriétés emménagogues ont été mises en évidence. La plante peut
être prise sous forme d’infusion.
I. Les plantes utilisées dans la
constipation
Les plantes utilisées dans le traitement de la
constipation sont réparties en deux groupes : les plantes laxatives
avec un effet de lest qui peuvent être utilisées en traitement
symptômatique de la constipation et sans effet irritant sur
l’intestin ; et les plantes laxatives stimulantes renfermant en
général des dérivés anthraquinoniques et ne pouvant être utilisées
qu’en traitement court dans le cas de constipation occasionnelle, en
raison des risques d’irritation que présentent ces plantes. Elles
sont d’autre part contre-indiquées chez les enfants de moins de
quinze ans.
47. La bourdaine (Rhamnus frangula L.) de la famille
des Rhamnacées
C’est un arbuste commun des régions boisées et des
taillis de l’Europe dont l’écorce des tiges est traditionnellement
utilisée dans la constipation. L’écorce renferme des dérivés
anthracéniques et en particulier des frangulosides. Les propriétés
laxatives sont dues à la présence des anthraquinones. La plante peut
être prise sous forme d’infusion ou de décoction.`
48. Le séné (Cassia senna L. et Cassia angustifolia
Vahl.) de la famille des Fabacées
Ce sont des sous-arbrisseaux
originaires de l’Afrique de l’Est et de l’Arabie. Les folioles et
les fruits ont des propriétés laxatives dues à leur composition
chimique riche en sénnosides. Ce sont des laxatifs stimulants
pouvant être irritants, qui doivent être pris en infusion pendant
des périodes courtes.
49. L’ispaghul (Plantago psyllium Forsk.) de la
famille des Plantaginacées
Originaire de l’Asie occidentale,
l’ispaghul est une plante herbacée dont les graines sont utilisées
comme laxatif, elles renferment des quantités importantes de
mucilage, une huile, de l’acide linoléique et un iridoïde. Les
effets laxatifs non irritants du mucilage ont été démontrés. La
plante peut être prise telle qu’elle comme laxatif avec effet de
lest.
50. La rhubarbe (Rheum officinale Baill.) de la
famille des Polygonacées
Cette plante herbacée vivace est
originaire d’Asie. Son rhizome est traditionnellement utilisé pour
soulager les poussées dentaires douloureuses. Il renferme des
substances anthracéniques avec en particulier des anthraquinones
douées de propriétés laxatives, des tanins, des acides phénols et
des phénylbutanones. Des effets antiinflammatoires ont été mis en
évidence ainsi que des effets laxatifs irritants. Les rhizomes
peuvent être utilisés localement sous forme de décoction.
51. Le lin (Linum usitatissimum L.) de la famille
des Linacées
C’est une petite plante herbacée vivace dont les
graines sont traditionnellement utilisées dans les colites
spasmodiques. Les graines sont riches en mucilage et en huile
renfermant de nombreux acides gras insaturés. Le mucilage et l’huile
confèrent à ces graines des effets laxatifs non irritants. La plante
peut être prise sous forme d’infusion.
J. Les plantes utilisées dans les diarrhées
bénignes
Les substances naturelles des plantes
traditionnellement utilisées dans le traitement de la diarrhée sont
généralement des tanins : ce sont des proanthocyanidols ou des
polyesters de l'acide gallique qui forment des complexes avec les
protéïnes. Certains tanins possèdent des propriétés
antidiarrhéiques, antibactériens et antifongiques.
52. L’alchémille vulgaire (Alchemilla vulgaris L.)
de la famille des Rosacées
C’est une plante herbacée de
l’hémisphère nord. Les parties aériennes avec les fleurs sont
traditionnellement utilisées en usage interne en cas de diarrhées
légères et en usage externe comme veinotonique ou dans les
affections buccales. La plante renferme des flavonoïdes, des
saponosides et des tanins. On l’utilise en infusion ou en
décoction.
53. Le géranium herbe à robert (Geranium robertianum
L.) de la famille des Géraniacées
C’est une petite herbacée
cosmopolite dont les parties aériennes sont traditionnellement
utilisées pour traiter les diarrhées bénignes par voie orale, et
dans les affections buccales, les maux de gorge et amygdalites par
gargarisme. La plante renferme des tanins qui jouent leur rôle
antidiarrhéique grâce à leurs effets astringents. La plante se prend
en infusion ou en décoction.
54. La salicaire (Lythrum salicaria L.) de la
famille des Lythracées
C’est une plante herbacée vivace, commune
des régions tempérées dont les sommités fleuries sont
traditionnellement utilisées dans le traitement des diarrhées
bénignes, mais aussi dans les insuffisances veineuses et en usage
externe dans les maux de gorge et les affections buccales. La plante
renferme des tanins galliques responsables des effets
antidiarrhéiques et des anthocyanosides présentant une activité
vitaminique PP sur les capillaires. Les sommités fleuries sont
prises sous forme d’infusion.
55. Le fraisier (Fragaria vesca L.) de la famille
des Rosacées
C’est une plante vivace répandue dans tout
l’hémisphère nord dont les rhizomes et les racines sont
traditionnellement utilisées dans le traitement des diarrhées
légères et en usage externe dans les affections buccales. Le rhizome
renferme de nombreux tanins catéchiques, des flavonoïdes et des
triterpènes. Les propriétés antidiarrhéiques sont liées à la
présence de tanins. La plante peut-être prise sous forme de
décoction des parties souterraines.
56. La petite centaurée (Centaurium erythraea Rafn.)
de la famille des Gentianacées
C’est une petite plante herbacée
bi-annuelle dont les sommitées fleuries sont traditionnellement
utilisées comme stimulant de l’appétit. La plante renferme des
sécoiridoïdes, des acides phénols et des flavonoïdes. Certains
sécoiridoïdes ont des propriétés anti-inflammatoires et
antibactériennes. La plante peut être prise sous forme d’infusion.
K. Les plantes utilisées dans les
inflammations
Certaines plantes ont des principes actifs qui leur
confèrent des propriétés anti-inflammatoires. Cette action
s'accompagne bien souvent d'un effet analgésique. Ce sont des
plantes utiles dans les traitements des inflammations aigues, comme
les tendinites ou dans les douleurs inflammatoires chroniques comme
l’arthrose.
57. Le cassisier (Ribes nigrum L.) de la famille des
Grossulariacées
C’est un arbrisseau typique de l’hémisphère nord,
dont les feuilles sont traditionnellement utilisées pour leurs
effets anti-inflammatoires et pour leurs effets dépuratifs avec une
action diurétique marquée. Les fruits frais ou secs sont indiqués
dans les insuffisances veineuses. Les feuilles renferment des
flavonoïdes, des prodelphinidols et une huile essentielle. Les
propriétés anti-inflammatoires et analgésiques des extraits de
feuilles ont été démontrées ainsi que les propriétés veinotoniques
et anti-inflammatoires des extraits de fruits. Les feuilles sont
prises en infusion et les fruits en gelée ou en sirop.
58. La scrofulaire noueuse (Scrofularia nodosa L.)
de la famille des Scrofulariacées
C’est une plante herbacée
commune en Europe. Les parties souterraines et les sommités fleuries
sont traditionnellement utilisées en usage externe contre les coups
de soleil, les brûlures et les érythèmes et en usage interne contre
les inflammations. La plante contient des saponines, des
flavonoïdes, des iridoïdes et une anthraquinone. Les propriétés
anti-inflammatoires ont été mises en évidence ainsi que des effets
purgatifs liés à l’anthraquinone. La plante peut être prise en
décoction en usage interne ou en usage externe.
59. La reine des prés (Filipendula ulmaria L.
Maxim.) de la famille des Rosacées
C’est une plante herbacée
commune des zones humides européennes dont les sommités fleuries
sont traditionnellement utilisées dans les douleurs rhumatismales,
les maux de tête et les états fébriles. Les parties aériennes
renferment du salicylate de méthyl et de l’aldéhyde salicylique,
responsables des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et
fébrifuges ainsi que des flavonoïdes et des tanins. La plante est
aussi traditionnellement utilisée comme dépuratif et diurétique.
Elle est prise sous forme d’infusion.
60. Le saule (Salix rosmarinifolia L.) de la famille
des Salicacées
Le saule est un arbre très commun, caractéristique
des zones humides et des bordures de cours d’eau. L’écorce de
l’arbre est traditionnellement utilisée dans les affections
rhumatismales, les douleurs et la fièvre. Elle renferme du
salicoside et des composés phénoliques. Le salicoside est
responsable des propriétés anti-inflammatoires, antipyrétiques et
analgésiques. L’écorce est prise sous forme d’infusion ou de
décoction.
61. L’arnica (Arnica montana L.) de la famille des
Astéracées
L’arnica est une plante herbacée des régions
montagneuses de l’Europe traditionnellement utilisée contre les
hématomes, les érythèmes et les coups de soleil. Ce sont les
capitules qui constituent la drogue. Les propriétés
anti-inflammatoires ont été démontrées. La plante renferme des
lactones sesquiterpéniques, des caroténoïdes et une huile
essentielle. La plante est utilisée uniquement en usage externe sous
forme d’infusion de fleurs. L’arnica est une plante menacée en
raison de récoltes trop abondantes.
L. Les plantes utilisées comme antiseptiques,
antiprurigineuses ou anti-allergiques
Certaines plantes médicinales renferment des
substances qui ont des propriétés antiseptiques, c’est à dire
qu’elles ont une action efficace vis à vis des bactéries. Elles
peuvent aussi avoir des effets antiprurigineux, c’est à dire des
effets adoucissants ou antiallergiques. Elles s’opposent ainsi à
l’effet allergisant d’autres substances, ou sont utilisées comme
adoucissants vis à vis des érythèmes ou des irritations de la peau
ou des muqueuses.
62. Le bleuet des champs (Centaurea cyanus L.) de la
famille des Astéracées
C’est une plante messicole originaire
d’Asie dont les fleurs sont traditionnellement utilisées en collyre
contre la gêne oculaire ou les irritations. Les fleurs renferment
des anthocyanosides et des polyines. Ces polyines ont des propriétés
antiseptiques et antiinflammatoires. La plante est utilisée en
infusion, sous forme de collyre ou par voie orale. La plante est
aussi traditionnellement utilisée dans les phénomènes allergiques ou
le prurit.
63. L’achillée millefeuille (Achillea millefolium L.
) de la famille des Astéracées.
C’est une plante vivace,
cosmopolite, dont les sommités fleuries sont traditionnellement
utilisées en usage externe dans les irritations dermatologiques, les
démangeaisons et les piqûres d’insectes, et en usage interne dans
les troubles digestifs et les colites spasmodiques. La plante
renferme une huile essentielle riche en azulène, des lactones
sesquiterpéniques et des flavonoïdes. Les propriétés
anti-inflammatoires et antispasmodiques ont été mis en évidence. Les
sommités fleuries sont prises en infusion ou en décoction par voie
orale ou en usage externe.
64. La bardane (Arctium lappa L.) de la famille des
Astéracées.
C’est une plante bisannuelle très commune des régions
tempérées. La racine est traditionnellement utilisée dans des
affections dermatologiques, comme l’acné ou les furonculoses et
comme dépuratif rénal et hépatique. Les feuilles sont
traditionnellement utilisées comme antiallergiques et
antiprurigineux en usage externe. La racine renferme des acides
alcools, des acides phénols et de l’inuline, ainsi que des composés
comme le polyène. Les feuilles renferment des lactones
sesquiterpéniques. Les propriétés antibactériennes et antifongiques
ont été démontrées. Les racines sont utilisées en décoction par voie
orale et les feuilles généralement en usage externe.
65. La camomille romaine (Chamaemelum nobile (L.)
All.) de la famille des Astéracées.
C’est une plante herbacée
originaire d’Europe occidentale dont les capitules sont
traditionnellement utilisés comme adoucissants et antiprurigineux
dans des affections dermatologiques, mais aussi dans des affections
buccales comme les maux de gorge et sous forme de collyre
adoucissant pour les yeux. En usage interne, elle est
traditionnellement utilisée dans les troubles digestifs et les
colites spasmodiques. La plante renferme une huile essentielle avec
des traces de chamazulène, des lactones sesquiterpéniques, des
acides phénols et des flavonoïdes. Les propriétés antispasmodiques
et anti-inflammatoires ont été démontrées. La plante est prise sous
forme d’infusion ou de décoction par voie orale ou en usage
externe.
66. Le souci des jardins (Calendula officinalis L. )
de la famille des Astéracées.
Cette plante bien connue, d’origine
méditerranéenne et habituée de nos jardins, est traditionnellement
utilisée dans les affections cutanées, les petites plaies, les
démangeaisons, les crevasses, les coups de soleil mais aussi en
hygiène buccale contre les maux de gorge. Ce sont les fleurs qui
sont récoltées. Elles renferment des saponosides, des caroténoïdes,
des polyolosides, de l’acide salicylique et des stérols. Les
propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes ont été
démontrées. Les fleurs sont prises sous forme d’infusion, et
employées en cataplasme ou en gargarisme
67. La capucine (Tropaeolum majus L.) de la famille
des Tropaéolacées
C’est une plante grimpante annuelle originaire
de l’Amérique du Sud dont les fleurs sont traditionnellement
utilisées en usage externe contre les érythèmes et les coups de
soleil comme cicatrisant et dans le traitement des états
pelliculaires du cuir chevelu. En usage interne les fleurs sont
indiquées dans les bronchites bénignes. La plante renferme du
glucotropaéoloside qui possède une activité antibiotique et
antipelliculaire en usage externe. La plante peut être prise en
infusion ou en cataplasme de plante fraîche.
68. La pensée sauvage (Viola tricolor L.) de la
famille des Violacées
C’est une petite plante herbacée de
l’Europe et de l’hémisphère nord tempéré. Les parties aériennes en
fleurs sont traditionnellement utilisées dans les affections
dermatologiques l’acné, la cicatrisation et en hygiène buccale. Par
voie orale la plante est indiquée comme antispasmodique et comme
antitussif. Elle renferme des mucilages, des saponosides et des
acides phénols. La plante est prise en infusion par voie interne ou
par voie externe.
M. Les plantes indiquées dans la fragilité
capillaire et dans l’insuffisance veineuse
La fragilité capillaire se manifeste par des
ecchymoses (bleus) ou des pétichies (petits vaisseaux violets) qui
apparaissent au niveau cutané. Certaines substances douées de
propriétés vitaminiques PP luttent contre cette fragilité capillaire
et renforcent le tonus veineux. Les indications s’étendent aussi aux
manifestations de l’insuffisance veineuse comme la sensation des
jambes lourdes ou la crise hémorroïdaire. Dans cette classe
thérapeutique la plupart des médicaments prescrits par les médecins
sont à base de plantes.
69. L’hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana
L.) de la famille des Hamamélidacées.
C’est un arbrisseau
originaire d’Amérique du Nord dont les feuilles sont
traditionnellement utilisées comme veinotonique en usage interne
mais aussi en usage externe contre les maux de gorge et en collyre
contre la conjonctivite. La feuille renferme des flavonoïdes, des
tanins galliques et catéchiques. Les propriétés veinotoniques et
anti-microbiennes ont été démontrées. Les feuilles sont prises en
infusion par voie orale ou en décoction en usage externe.
70. Le mélilot (Mélilotus officinalis Desn.) de la
famille des Fabacées
C’est une plante herbacée commune dans
toute l’Europe. Le mélilot est traditionnellement utilisé contre les
fragilités capillaires cutanées et les insuffisances veineuses,
contre les troubles digestifs et les troubles mineurs du sommeil. En
usage externe, il est indiqué comme décongestionnant oculaire. La
plante renferme un principe actif, la coumarine douée de propriétés
vitaminiques PP ainsi que des flavonoïdes et des saponosides
triterpéniques. Des travaux expérimentaux ont démontré des effets
veinotoniques, anti-inflammatoires et anti-oedémateux. Ce sont les
sommités fleuries qui sont utilisées en infusion.
71. L’ail (Allium sativum L.) de la famille des
Liliacées
C’est une plante bien connue pour ses propriétés
médicinales et alimentaires depuis l’antiquité. L’ail renferme du
disulfure de diallyle qui provient de l’alliine, ainsi que des
vitamines et des prostaglandines. L’ail est traditionnellement
indiqué pour lutter contre des troubles mineurs de la circulation
sanguine. Des travaux ont démontré des propriétés antiagrégantes
plaquettaires, des effets antibactériens et antifongiques, ainsi
qu’un effet hypotenseur et hypocholestérolémiant. C’est le bulbe
frais qui est utilisé.
72. La ficaire (Ranunculus ficaria L.) de la famille
des Renonculacées
C’est une petite plante herbacée vivace des
terrains humides européens. Ce sont les racines tubérisées séchées
qui sont utilisées traditionnellement comme veinotonique et en
particulier dans le traitement de la crise hémorroïdaire. Les
racines renferment des saponoside (hédéragénine) probablement
responsables des propriétés anti-hémorroïdaires et
anti-inflammatoires. La plante est utilisée uniquement en usage
externe sous forme de décoction de racines appliquée en cataplasme.
73. L’aigremoine (Agrimonia eupatoria L.) de la
famille des Rosacées
C’est une plante herbacée commune en Europe
dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées par
voie orale dans les diarrhées légères, l’insuffisance veineuse et en
usage externe pour l’hygiène buccale. La plante renferme des tanins
et des flavonoïdes ; elle peut être prise en infusion.
74. La bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris
Moench.) de la famille des Brassicacées.
Petite plante herbacée
annuelle commune en Europe et en Asie, elle est traditionnellement
utilisée dans les insuffisances veineuses et réputée hémostatique.
Elle renferme des dérivés flavoniques, un alcaloïde et une huile
essentielle. Les parties aériennes sont prises sous forme
d’infusion.
75. La vigne rouge (Vitis vinifera L., variété
tinctoria) de la famille des Vitacées.
La vigne rouge est un
cépage de raisin noir dont les feuilles se colorent en rouge à
l’automne. Elle est traditionnellement utilisée dans la fragilité
capillaire et comme veinotonique, lors de sensations de jambes
lourdes ou de crise hémorroïdaire. En usage externe, c’est un
décongestionnant oculaire. Les feuilles sont riches en polyphénols,
flavonoïdes, tanins et anthocyanosides. Ces derniers seraient
responsables des propriétés vitaminiques PP conférant à la plante
des effets veinotoniques. Les feuilles rouges sont prises en
infusion.
76. La myrtille (Vaccinium myrtillus L.) de la
famille des Ericacées
C’est un sous-arbrisseau caractéristique
des montagnes aux sols siliceux. Ce sont les fruits qui sont
traditionnellement utilisés pour les insuffisances veineuses et pour
renforcer la microcirculation capillaire. Les fruits renferment des
acides phénols, des anthocyanosides, des flavonoïdes et de la
vitamine A. Les propriétés vitaminiques PP ont été démontrées. Les
substances inhibent l’agrégation plaquettaire et améliorent aussi la
vision nocturne. On l’utilise en décoction ou sous forme de fruits
frais.
77. Le fragon épineux ou petit houx (Ruscus
aculeatus L.) de la famille des Liliacées.
C’est un petit
arbrisseau que l’on rencontre dans les régions boisées de l’Europe
et du bassin méditerranéen. Les rhizomes séchés sont
traditionnellement utilisés comme veinotonique en cas d’insuffisance
veineuse et de crise hémorroïdaire. Les rhizomes renferment
principalement des saponosides stéroïdiques comme la ruscogénine et
la néo-ruscogénine. Les propriétés veinotoniques des saponosides ont
été démontrées. La plante s’utilise sous forme de décoction. Le
petit houx est aussi une plante menacée en Europe en raison des
récoltes excessives.
78. Le ginkgo ou arbre aux quarante écus(Ginkgo
biloba L.) de la famille des Ginkgoacées.
C’est un arbre
originaire d’Orient, largement planté sur toute la surface du globe.
Les feuilles renferment des principes actifs : des flavonoïdes et
des bi-flavonoïdes ainsi que des diterpènes comme les ginkgolides.
Les feuilles servent à la fabrication de médicaments actifs sur la
circulation veineuse et sur la micro-circulation artérielle. Les
propriétés veinotoniques, inhibiteur de l’agrégation plaquettaire et
activateur de la micro-circulation, ont été largement démontrées.
N. Les plantes utilisées dans les troubles
digestifs
Ce sont des plantes qui stimulent les fonctions
digestives en facilitant la digestion, augmentant les sécrétions
digestives et hépatiques. De plus, elles présentent des effets
antispasmodiques contre les colites abdominales en luttant contre
les ballonnements et des effets carminatifs qui favorisent
l’expulsion des gaz intestinaux. Ces plantes sont aussi
traditionnellement utilisées comme dépuratives, c’est-à-dire
qu’elles favorisent l’élimination des déchets de l’organisme,
notamment au niveau des selles mais aussi en stimulant les
sécrétions urinaires.
79. Le coriandre (Coriandrum sativum L.) de la
famille des Apiacées
C’est une plante annuelle spontanée dans le
bassin méditerranéen dont les fruits sont traditionnellement
utilisés pour faciliter la digestion et s’opposer aux colites
spasmodiques douloureuses. Les fruits renferment une huile
essentielle riche en linalol. Les propriétés antispasmodiques,
antiseptiques et antifongiques ont été démontrées. Les fruits
s’utilisent tels quels ou en infusion.
80. L’origan (Origanum vulgare L.) de la famille des
Lamiacées
C’est une plante vivace commune des régions tempérées
de l’Europe et de l’Asie. Les sommités fleuries sont
traditionnellement utilisées en usage interne pour faciliter la
digestion et pour lutter contre les affections bronchiques bénignes.
On la recommande en usage externe dans le traitement du nez bouché
et des affections de la gorge mais aussi comme adoucissant,
cicatrisant et contre les piqûres d’insectes. Les fleurs contiennent
une huile essentielle riche en thymol et en carvacrol. Les
propriétés antibactériennes et antifongiques des principes actifs
ont été mises en évidence. L’infusion de plante est prise par voie
orale ou en usage externe.
81. La verveine odorante (Lippia citriodora H.B.K.)
de la famille des Verbénacées
C’est un arbuste vivace originaire
de l’Amérique du Sud dont les feuilles sont traditionnellement
utilisées dans les troubles digestifs, les douleurs épigastriques
ainsi que dans les troubles mineurs du sommeil. Les feuilles
renferment une huile essentielle riche en citral ainsi que des
flavonoïdes. Les propriétés antispasmodiques ont été démontrées
ainsi qu’un effet antibactérien de l’huile essentielle. La plante se
prend en infusion.
82. La chicorée (Cichorium intybus L.) de la famille
des Astéracées
C’est une plante herbacée aux fleurs bleues
caractéristiques, dont les racines sont traditionnellement utilisées
dans les troubles digestifs, liés à une mauvaise digestion ou à des
ballonements. Elle est aussi réputée dépurative agissant à la fois
comme cholérétique sur le foie et comme diurétique sur les reins. La
racine est riche en inuline et renferme aussi des lactones
sesquiterpéniques et aussi des alcools triterpéniques. La plante est
utilisée en infusion ou en décoction.
83. L’estragon (Artemisia dracunculus L.) de la
famille des Astéracées.
C’est une plante herbacée condimentaire
dont les feuilles renferment une huile essentielle riche en
estragol. La plante est traditionnellement utilisée pour faciliter
la digestion et dans les colites spasmodiques et les troubles
digestifs.
84. Le carvi (Carum carvi L.) de la famille des
Apiacées
C’est une petite plante herbacée spontanée en Europe
centrale dont les fruits sont traditionnellement utilisés pour
faciliter la digestion ou lutter contre les troubles digestifs comme
les colites ou l’aérophagie. Les fruits renferment une huile
essentielle riche en carvone. Les propriétés antispasmodiques de
cette huile essentielle ont été démontrées ainsi que les effets
carminatifs. La plante est utilisée tel quel ou en
infusion.
85. L’angélique officinale (Angelica archangelica
Hoffm.) de la famille des Apiacées.
Cette plante est
traditionnellement utilisée pour faciliter la digestion et pour
traiter les colites douloureuses. Ce sont les racines et les fruits
qui sont utilisés, ils renferment une huile essentielle aux
propriétés antispasmodiques et stimulantes de la digestion. Les
racines contiennent des dérivés furo-coumariniques aux propriétés
antispasmodiques. Des effets antiseptiques en usage externe ont
aussi été démontrés. Les racines et les fruits sont pris en
infusion. C’est une plante qu’il faut éviter de récolter car elle
est menacée de disparition.
86. L’aneth (Anethum graveolens L.) de la famille
des Apiacées.
C’est une plante spontanée dans toute l’Europe qui
est traditionnellement utilisée pour ses propriétés stimulantes de
la digestion et pour ses effets antispasmodiques, en particulier
dans les colites douloureuses. Ce sont les fruits qui sont utilisés.
Ils renferment une huile essentielle aux propriétés carminatives et
stimulantes digestives. Les fruits se prennent en
infusion.
87. La menthe poivrée (Mentha piperata L.) de la
famille des Lamiacées.
Sous cette appellation sont regroupées de
nombreuses variétés de menthe qui se sont hybridées au cours des
temps. Elle est traditionnellement utilisée comme stimulant digestif
et contre les ballonnements et les flatulences ainsi que comme
diurétique. La menthe est aussi utilisée en gargarisme pour
l’hygiène buccale et les maux de gorge. Elle renferme une huile
essentielle riche en menthone, douée de propriétés antispasmodiques
et antiseptiques ; elle contient aussi des flavonoïdes et des
triterpènes. Cette plante est prise en infusion ou en
gargarisme.
O. Les plantes à propriétés
antihypertensives
Certaines plantes renferment des principes
actifs qui réduisent la pression artérielle et sont indiquées comme
traitement d'appoint des hypertensions modérées.
88. L’olivier (Olea europaea L.) de la famille des
Oléacées
C’est un arbre caractéristique de tout le bassin
méditerranéen dont les fruits produisent l’huile d’olive et dont les
feuilles médicinales sont traditionnellement utilisées comme
diurétique, dépuratif et contre l’hypertension. La feuille renferme
des sécoiridoïdes et en particulier l’oleuropéoside, des
triterpènes, des flavonoïdes et des glycosides. Les propriétés
hypotensives, spasmolytiques et diurétiques ont été mises en
évidence. La plante est utilisée sous forme d’ infusion ou de
décoction.