Gorze,
juillet-août 2010
Chers
Amis,
Toute la période de
l’été se trouve illuminée par la fête
du 15 août, où la Mère de la Vie, la première
de l’humanité et au nom de celle-ci, accomplit les promesses
du Christ en leur radicale nouveauté. Chacun d’entre
nous est concerné au plus près dans sa vie et dans sa
mort par ce mystère prodigieux.
A la fin de son parcours terrestre, en effet, Marie ne vit pas d’agonie
ni de catastrophe finale : elle passe de la vie à la Vie, comme
le chante un hymne. C’est le mystère appelé «
Assomption » : Marie ressuscite ! Etant devenue un avec la mort
par pur amour, elle ne la subit plus de l’extérieur,
comme un ennemi qui terrasse. Jésus est entré dans la
souffrance et la mort, Lui, Dieu consubstantiel au Père et
à l’Esprit Saint, pour métamorphoser ces lieux
de ténèbres et de désespoir en chemin de résurrection.
Maintenant, pour qui dit « oui » à la mort, la
mort n’est plus l’endroit maudit de corruption, le lieu
du Dragon et des enfers, mais la chambre nuptiale où a pénétré
l’Amour infini qui, désormais, y attend chacun.
Marie est la première de l’humanité qui est entrée
dans cette manière radicalement nouvelle de vivre la mort.
Offrande parfaite, mort par conformité, identification avec
l’Epoux… Epouser la mort est le grand secret. Ici l’homme
se trouve guéri définitivement par la déification
de toute sa personne. Il n’y a pas de plus grande louange de
gloire du Père que celle-là ! Ces épousailles
ultimes du Christ mort et ressuscité sont le don par excellence,
l’heure de sa gloire (Jn 17,1).
Marie, dans tout son être, est devenue cette louange vivante.
Sa résurrection, après celle du Christ, ouvre maintenant
à toute l’humanité le Chemin vers le ciel, clos
depuis tant de millénaires. Mais le ciel où pénètrent
le Christ et Marie ressuscités, c’est d’abord mon
propre cœur, car le Royaume des cieux est au-dedans de vous.
En Christ et par Marie, nous sommes donc déjà ressuscités
(Col 3,1). Notre corps de mort est habité par eux qui ont tout
accompli. Tout est en attente dans notre profondeur la plus charnelle,
pesante et ténébreuse, pour un dépassement de
notre moi conditionné, psycho biologique. Il suffit que l’homme
entende l’appel intérieur et se mette en route, se nourrisse
tant soit peu des trésors de sagesse qui reposent en lui, pour
que le corps naisse à cette étincelle de conscience
qui alors, d’étape en étape, le fait croître
vers le corps de gloire.
Tout commence, dit saint Théophane le Reclus (XIXème
siècle), par le « sentiment » de cette mystérieuse
Présence en nous. Sentir que Dieu est la Vie de notre vie (saint
Augustin), laisser vivre en soi cette expérience jusqu’à
la sensation du Divin (P. Staniloë), culminant parfois dans le
tressaillement silencieux de tout le corps qui s’éveille.
Par l’assomption de son corps en nous, Marie nous transmet son
plus haut degré de louange, qui est la danse de sa résurrection.
Danse dans la non mort car, en vérité, vivre est gloire,
écrit Olivier Clément. La danse n’est pas forcément
une gestuelle, mais l’allégresse fondamentale de l’être
dont participe le corps, même s’il reste immobile ! Dans
ce sens, Marie est la danse personnifiée et on s’imagine
mal qu’elle ait récité le Magnificat au garde-à-vous…
Marie danse, en digne fille d’Israël et de la Création,
comme David a dansé devant l’arche. Rien ne saurait mieux
exprimer l’alliance du ciel et de la terre enfin retrouvée,
que la danse de son Assomption. Cette louange indescriptible proférée
par tout son être résume le tout de sa vie, il n’y
a rien de plus haut ni d’autre à dire. Mais si Marie
est la première à être entrée dans cette
louange cosmique, c’est qu’elle nous en a ouvert les portes,
et maintenant cela est possible à chacun, à l’instant
même, sans qu’il attende sa propre résurrection,
ou plutôt ce sommet de la louange est l’instrument même
d’une vie radicalement autre en cours.
La danse, l’allégresse profonde de l’être,
est donc ce qu’il y a de plus mutant, de plus germinal ou, disons
le mot, de plus révolutionnaire, dans ce sens que par Marie,
le ciel est sur terre et nous sommes devant un monde ouvert. Le monde
n’est pas devant nous comme un pavé, « c’est
comme cela et pas autrement », mais il est entre nos mains comme
une œuvre à créer entre les mains d’un artiste.
Avec le Christ s’est introduit une formidable rupture dans l’Histoire
de la liberté, ce monde clos depuis les anciens Grecs et les
Romains, pour devenir participation à l’acte créateur.
Par la résurrection de Jésus Christ, toutes les limites
ont sauté, en particulier la limite suprême, la mort,
a été vaincue. L’une d’entre nous, Marie,
témoigne que cela est vrai et si nous dansons notre vie comme
elle, une extraordinaire flambée d’espérance et
de joie peut s’allumer dans notre cœur, car, la mort elle-même
pouvant être vaincue, alors tout est possible… !
Avec
toute notre affection, à bientôt !
Père
Alphonse et Rachel
Prière
Je
suis enthousiaste, oui, enthousiasmée à cause du Seigneur,
mon âme exulte à cause de mon Dieu, car Il m’a
revêtue de l’habit du salut. Il m’a drapée
dans le manteau de justice, tel un fiancé qui, comme un époux
porte diadème, telle une promise qui se pare de ses atours.
(Isaïe
61,10)
Texte
à méditer
L’essence
de la prière est le désir de Dieu qui jaillit de la
foi, de l’espérance et de la charité. Ton désir,
voilà ta prière, et si ton désir est continuel,
ta prière l’est aussi. Ce n’est donc pas en vain
que l’Apôtre a dit : Priez sans cesse (1Th 5,17). Si tu
ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer. Ton désir
continuel sera comme un appel ininterrompu. Marie a connu la prière
continuelle parce que continuel était son désir de Dieu.
(Saint Augustin,
IVème siècle)
Prochaines
sessions à Béthanie
Du
6 au 8 Août : «
Une thérapie
divine : le pardon »
Le
pardon est le pain quotidien pour un renouvellement permanent.
Aucune relation ne peut vivre et s’épanouir sans
le pardon !
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pour en savoir plus.
Du
7 au 8 Août : «
Trouver sa voix »
avec Gundelinde. Aller à la source de sa vibration profonde,
chemin de guérison et joie de vivre.
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Du
12 au 16 Août : «
Prière de Jésus : Prière du cœur »
La Prière du Nom est pratiquée dans toutes
les Traditions de l’humanité, parce qu’elle
recèle une puisssance de transformation de tout homme :
corps-âme-esprit.
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pour en savoir plus.
Du
20 au 24 Août : «
Une halte au Désert »
Expérimenter le désert intérieur et sa prodigieuse
fécondité par le semi-jeûne, le silence, la
solitude, la prière et l’écoute de la Parole
de Dieu.
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pour en savoir plus.
Informations
Ce
qui se passe dans le Golfe du Mexique est une catastrophe mondiale.
Environ 16 000 000 de litres de pétrole brut très
toxique se déversent chaque jour dans le Golfe… Que
pouvons-nous faire ? Le Docteur Emoto a lancé un appel
d’urgence Nous avons les moyens d’agir très
simplement. Voici le message du Docteur Emoto :
Prière
de guérison pour le Golfe du Mexique :
J’envoie
l’énergie d’amour et de gratitude à
l’eau
et à toutes créatures vivantes dans le Golfe du
Mexique et ses environs.
Aux
baleines, dauphins, pélicans, poissons,
coquillages, plancton, coraux, algues et toutes créatures
vivantes…
Je suis désolé.
S’il te plait, pardonne-moi.
Je t’aime.
Merci.
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