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Lettre n°232 - Christ est ressuscité !




Gorze, avril 2026


Chers amis,

 

 

De la nuit profonde du monde, des ténèbres extérieures et intérieures, montent de façon irrésistible une acclamation, un cri de joie et de libération : Christ est ressuscité !

 

Nous avons tellement de mal à le croire ! cela dépasse notre entendement ! Il faut dire que l’époque n’est pas porteuse de bonnes nouvelles c’est le moins qu’on puisse dire…

 

Cette nouvelle que la communauté des disciples a proclamé à travers les siècles et à travers l’espace, d’un bout du monde à l’autre, cette nouvelle que nous proclamons à notre tour, nous, les disciples d’ici et d’aujourd’hui, nous avons quand même bien du mal à la laisser descendre au plus profond de nous, de notre intériorité, dans toutes ces zones d’ombres ou même de ténèbres que nous abritons et protégeons parfois farouchement.

 

       Pourtant, c’est bien là qu’Il est descendu, dans nos ténèbres, c’est bien là qu’Il vient nous prendre par la main pour nous tirer de notre captivité intérieure, de notre enfermement, de notre exil.

 

Christ est ressuscité ! cela ne veut pas dire qu’il a été réanimé, comme le fils de la veuve de Naïm, la fille de Jaïre ou comme son ami Lazare, ce fut de grands miracles, certes, mais ils sont morts à nouveau, quelques temps plus tard… !

 

       Non ! quand nous disons, quand nous chantons, clamons que le Christ est ressuscité, il s’agit de tout autre chose, il s’agit de quelque chose de tout à fait nouveau, d’unique, d’indescriptible qui s’est produit il y a presque deux mille ans, et qui depuis ne cesse de se produire en permanence dans un présent absolu et qui change la face du monde et qui change la condition de l’homme.


linteau chapelle saint thiébault Béthanie Gorze
Fresque du monastère de Mileševa en Serbie XIIIe s.

Dans l’homme Jésus, Yeshoua de Nazareth, Dieu a épousé notre condition. Il s’est abaissé jusqu’à la mort, assumant toute notre réalité, toute notre vie… pour nous faire passer, pessah, Pâque, avec Lui, tel un premier de cordée, nous faire passer à travers cette mort qui nous hante, nous angoisse, nous détruit, pour nous faire passer vers une vie autre, différente, dans une condition d’homme libéré, restauré, dé-i-fi-é.

 

Ce qui est paradoxal pour nous et donc crucifie pour le coup notre mental, c’est que cette résurrection vers une condition autre et définitive, surgit en plein milieu du vieux monde qui, lui, continue d’exister !


Oui notre vieux monde est un monde de mort, de folie, de douleur, de tristesse, mais au milieu de lui surgit un « autre » monde, une autre vie, tel un ferment, telle une graine de sénevé, toute petite… et qui pousse lentement et silencieusement, et qui manifeste la vie, la vraie vie, la grande vie des hommes libres, celle qui porte en elle les potentialités infinies de Dieu et qui manifeste la vie de Dieu.

 

La création est en attente de cette ultime mutation, de ce saut décisif de qualité d’être, elle ne rêve que d’unir le fini avec l’infini, que de communion entre Dieu et l’homme, elle ne rêve que de traverser et vaincre la mort !

 

La résurrection est entrée dans le monde par le Christ et c’est à nous aujourd’hui qu’il est demandé d’ouvrir grandes, toutes grandes les portes et les fenêtres de nous-mêmes et du monde entier afin que le Christ, la lumière qui brille dans les ténèbres, éclaire tout, anéantisse les ténèbres par sa seule présence et nous transforme toutes et tous et tout ce qui nous entoure, en joie de la résurrection !

         

Je vous dis toute mon amitié en Christ ressuscité !

 

Père Pascal



Prière

 

Ce jour est un jour de Dieu.

 

Il concourt au bien de tous ceux qui aiment Dieu

et à toute sa création.

 

Aide-moi, ô mon Dieu, à aller au-devant des soucis de cette journée avec un cœur paisible.

 

Aide-moi à scruter le soutien et le bienfait

de ta très sainte volonté.

 

Apprends-moi à agir avec sagesse

devant chaque difficulté de cette journée.

 

Éclaire-moi afin que je sois fort avec ton appui

devant n’importe quel événement,

que je puisse puiser du courage dans tes commandements.

 

Apprends-moi à croire,

à prier,

à pardonner,

à aimer.

 

Amen.

 

Saint Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky) (1905-1970)



Texte à méditer


Après le sabbat, à l’aurore du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau. Et voici : il se fit un grand tremblement de terre ; un ange du Seigneur, descendu du ciel, s'approcha, roula la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect d'un éclair et son vêtement était blanc comme neige. Dans la frayeur qu'ils en eurent, les gardes furent pris de tremblement et devinrent comme morts. L'ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n'est pas ici, car Il est ressuscité, comme Il l'a dit. Venez et voyez le lieu où Il gisait. Aussi, partez en toute hâte et dites à ses disciples qu'Il est ressuscité des morts ; et voici qu'Il vous précède en Galilée, c'est là que vous Le verrez. Voilà, je vous l'ai dit ! »

(Mt 28,1-7)

 

 




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